MILLENAIRE DE JOSSELIN
Cycle de quatre conférences organisées
par l’association
HISTOIRE ET PATRIMOINEDU PAYS DE
JOSSELIN
Samedi 19 avril 2008 – 16 H au Centre Culturel de
Josselin.
Intervenant :
Yann DOUCET.
Thème :
« Olivier de Clisson, homme de son temps : mentalités et
comportements au XIVème siècle. »
Professeur de lettres et
d’histoire au lycée des Herbiers en Vendée et écrivain, Yann DOUCET est un passionné d’histoire régionale. En 1991 il fait
paraître une histoire de la Vallée de Clisson et multiplie les recherches sur
l’histoire de sa commune : le Bignon. Il est également l’initiateur des
Rencontres d’Histoire Régionale.
Cette
communication, complément à l’exposition consacrée à Olivier de Clisson l’an
dernier à Josselin, permettra de mieux comprendre cet homme de guerre doué pour
les affaires, évoluant dans un monde de violence dans lequel la fidélité est
d’abord personnelle et intéressée.
La
démarche du conférencier est de montrer qu’Olivier de Clisson est le reflet
brillant de son époque et de faire connaître et comprendre celle-ci, afin que
ce seigneur du XIVème siècle ne soit pas apprécié et jugé, selon les critères
qui sont les nôtres au XXIème siècle.
Seigneur
ambitieux ayant des terres en Bretagne, un duc pour obstacle et des rois à
servir, Olivier de Clisson a su être de son temps !
Samedi 24 mai 2008 – 16 H au Château de Josselin.
Intervenant :
Patrick KERNEVEZ.
Thème :
« Les mottes féodales et l’implantation de Josselin, bourg castral ».
Le
premier château de Josselin, construit en 1008 d’après le cartulaire de Redon,
était-il une motte castrale ?
Patrick
KERNEVEZ, professeur certifié d’histoire au pôle
universitaire Pierre-Jakez Hélias (UBO, Quimper), a inventorié les
fortifications médiévales du Finistère, auxquelles il a consacré son DEA
d’histoire à Brest en 1998, et plus particulièrement les mottes féodales. Il
tentera de répondre à cette question.
Les
mottes féodales correspondaient à des châteaux et remplissaient trois
fonctions : politique, la motte était souvent le chef lieu d’une seigneurie,
un centre de pouvoir ; militaire, mais la valeur défensive de bon nombre
de nos mottes restait relative face aux châteaux majeurs ; économique, un
bon nombre de nos mottes étaient situées au sein de vieux terroirs cultivés où
elles permettaient d’assurer un encadrement de la population.
Mais
l’histoire de la plupart des mottes reste à écrire et les historiens ont peu de
chances d’y parvenir sans le concours des archéologues.
Samedi 21 juin 2008 – au Cinéma le Beaumanoir, ou à la Salle St Michel de Josselin (lieu
et horaire à préciser)
Conférence
avec diapositives suivie d’une visite de ville.
Intervenant :
Daniel LELOUP.
Thème :
« l’architecture en pan-de-bois en Bretagne. L’exemple de Josselin »
A
travers des exemples essentiellement bretons, Daniel LELOUP expliquera
l’importance de ce patrimoine, sa restauration, sa fragilité. Sur les 1500
maisons en pan-de-bois recensées en Bretagne, le Morbihan en compte plus de 350
et se situe à la seconde place des départements bretons. Longtemps méprisé, ce
patrimoine attendra la fin du XXème siècle pour être considéré comme un atout
important dans le développement touristique de nombreuses villes. N’oublions
pas que Josselin compte le nombre important de 54 maisons à pan de bois, ce qui
représente une grande densité pour une petite agglomération.
Puis,
au cours d’une promenade dans les rues du centre de Josselin, Daniel LELOUP analysera
quelques façades et donnera les indispensables clés de lecture de ce type
d’architecture.
Samedi 27 septembre
2008 – 16 H
au Centre Culturel de Josselin.
Intervenant :
Jean-Pierre LEGUAY.
Thème :
« un délicat problème urbain : l’hygiène de l’eau et de l’air dans
les villes bretonnes au XVème siècle. »
Jean-Pierre
LEGUAY,
agrégé, docteur en histoire médiévale, professeur émérite de l’Université de
Rouen, est le spécialiste des
villes bretonnes au XV° siècle, auxquelles il a consacré de
nombreux ouvrages.
Au
Moyen-Age, la
pollution de l’eau, de l’air, du sol ne dit pas encore son nom, du moins dans
le sens que nous connaissons, mais elle existe bien dans les villes comme à la campagne. Nul
endroit n’est privilégié, pas même les bords de mer puisque Saint-Malo et Conq
(Concarneau) empestées par leurs grèves avaient fâcheuse réputation.
Après avoir dénombré ces pollutions aux
noms souvent évocateurs, comme les « merderons » qui désignent
souvent les ruelles et les ruisseaux, ou encore les ruelles « à pipi »,
Jean-Pierre LEGUAY
terminera son exposé en montrant les mesures préventives, coercitives et les
solutions adoptées au Moyen-Age pour combattre le danger et améliorer la
situation.
Participation : un euro la
conférence.
Abonnement aux quatre conférences donnant droit à
une visite gratuite de la ville ou du château : 4
euros